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 Alcool ; refuge lorsque la peur et le doute hantent les esprits || RP Solo

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Daisy Stirling

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Image Gif : Ce qu'Ils m'ont enlevé ce n'est pas mon corps ; c'est mon âme.
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Toi, ta vie, ton oeuvre.
Camp: Empire.
Armes & le reste:
Rang: Rouage.

MessageSujet: Alcool ; refuge lorsque la peur et le doute hantent les esprits || RP Solo   Lun 6 Jan - 23:24


   
© Yamashita sur Epicode

   
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Alcool ; refuge lorsque la peur et le doute hantent les esprits.

   

La nuit était complètement tombée. Dans la taverne de Glawdorder, certains hommes buvaient pour oublier, d'autres buvaient pour tuer le temps, d'autres encore buvaient pour les deux à la fois... Il y avait de toutes les mauvaises fréquentations dans cette taverne. Les ivrognes, le voleur de bas-étages qui attrapait les bourses des clients en toute discrétion, les pirates qui se retrouvaient pour régler leurs comptes, le mercenaire sanguinaire cruel et sans pitié... Tous plus effrayant les un que les autres. Le seul qui avait l'air à la limite du sympathique était le tavernier qui servait ses célèbres bières dont il vantait la grande qualité.

Ce tableau typique de la taverne sombre à l'ambiance masculine, virile et agressive fut brusquement entaché lorsque la porte s'ouvrit sur un nouveau client. Ou plutôt la nouvelle cliente. En plus d'être une fille, la nouvelle venue ne ressemblait en rien à tous ces voyous de la taverne. Toute petite et toute menue, ses deux nattes mal nouées et ses cheveux sortant de partout, son visage pâle et lisse, ne portant aucunes cicatrices de combat contrairement à certains, et son air de petite fille sensible et vulnérable tranchaient particulièrement à toute cette agressivité qu'arboraient les clients de la taverne. Elle ne semblait pas avoir plus de 16 ans. Le plus surprenant, c'était son violon qu'elle tenait dans ses mains. Il y eut un pesant silence quand elle entra. Les hommes la dévisageaient soit avec étonnement, soit avec moquerie. Personne ne dit un mot un moment. Ce fut le tavernier qui prit en premier la parole :

- Tu t'es trompée d'endroit, fillette. Ici, c'est pas le lieu pour faire un concerto.

La jeune fille s'avança vers le bar, lui jetant un regard noir. Étrangement, le tavernier eut un mouvement de recul. Pourtant, ce n'était pas le genre d'homme à se laisser intimider. Des grands gaillards armés jusqu'aux dents et au caractère colérique, il en voyait des tonnes par jour... Mais une gamine pareille... Ça jamais.
Elle s'affala sur un des tabourets du bar, l'air abattu et de mauvaise humeur.

- Du rhum, commanda-t-elle d'une voix catégorique et ferme.
- C'est pas une boisson pour les filles fluettes comme toi, ma p'tite ! Et ici, la spécialité, c'est la bière, pas le rhum. Et puis si j't'en serre, ça coûte cher ! T'as d'quoi payer au moins ?

Un nouveau regard noir.

- J'ai de quoi payer. Serre-moi du rhum ou de la bière, j'en ai rien à faire. Tout ce que je veux, c'est qu'on me foute la paix.

Beh la vache ! Elle en avait du caractère, la gosse ! Enfin, il ne savait pas s'il devait la considérer comme une grande dure à cuire ou une fille complètement désespérée qui avait fini par craquer. Bon, vu sa petite silhouette fluette, c'est assez difficile de l'imaginer comme une rebelle. Sa voix était étrange. Elle avait un drôle d'accent, comme monotone avec des hoquets d'émotions... C'était assez difficile à expliquer.
Le tavernier posa devant elle un petit verre de rhum. Après l'avoir servie, il décida de s'occuper des autres clients. Il ne voulait pas s'attarder sur cette cliente étrange.

La surprise de la nouvelle venue c'était vite muée en curiosité. Les conversations avaient repris et chacun s'intéressait à la jeune fille. Qui était cette gamine et que faisait-elle dans un lieu fréquenté que par les plus grands malfaiteurs de la région ? Personne ne trouvait de réponse. A part ses nattes décoiffées, elle n'avait pas l'air d'être une fille venant d'une pauvre famille. Au contraire, même. Elle avait quelques aspects bourgeois avec son violon posé sagement à côté d'elle sur le bar. Pas de doute, cette gamine s'était sûrement paumée.

Des pirates s'étaient approchés d'elle. Ils la regardaient avec un sourire malsain. Y'avait pas à dire, elle était quand même un joli grain d'fille même si elle avait l'air d'une gamine ! Toutes les femmes devaient sûrement être jalouses devant son joli petit minois ! L'un des pirates s'accouda au bar de sorte à ce qu'il puisse voir son visage caché derrière ses épaisses nattes.

- Beh alors, ma belle ? Tu t'es perdue ? s'exclama-t-il d'un ton plein de sous-entendus.

La jeune l'ignora royalement. Elle était concentrée sur son verre de rhum dont elle n'avait encore pas touché une goutte. Son regard était désespéré. Elle ne pensait pas tomber aussi bas un jour... Mais sa situation pouvait sans doute excuser ce misérable verre d'alcool... Elle se décida alors et prit le verre pour boire son contenu cul-sec. Le liquide lui brûla la gorge et sa tête commença à tourner brutalement. Elle prit sa tête entre les mains essayant de calmer son violent mal de crâne. Elle toussa. Elle n'avait pas l'habitude de boire...

- Pauvre  petite... ricana le pirate. T'as pas l'air d'aller fort... Mais mes amis et moi, on peut te réconforter...

Il accentua cette dernière réplique d'un rire malsain accompagné de ses compagnons. Il posa une main ferme sur l'épaule de la jeune fille, d'un air enjôleur. Tout d'un coup, comme ça, sans que personne ne s'y attende, le pirate se retrouva projeter à plusieurs mètres plus loin, assommé et saignant du nez. La jeune fille s'était brusquement levée et venait de lui administrer un coup de poing magistral, presque complètement irréel pour une personne aussi fluette qui projetait un gros gaillard qui devait sûrement faire plus de trois fois son poids. Les autres pirates avaient reculé, l'air ébahi, presque apeuré.

- J'y... J'y crois pas... Cette fille est une Rouage ! Seul un Rouage peut avoir une telle force dans les bras !

Il y eut un murmure dans la taverne. Ici, les Rouages n'étaient pas forcément bien vus. Nous étions en Territoire Neutre et les Rouages faisaient tous parties soit de l'Empire, soit des Révolutionnaires. Aucuns d'eux n'étaient "neutres".
Le regard des brigands avant moqueurs devinrent froids et méfiants. Personnes n'aimaient réellement les Rouages. Ils étaient considérés comme des machines, non comme des êtres humains. Daisy eut un rictus. Autrefois, ce genre de pensées l’aurait laissée indifférente. Mais après ce qui s'était passé aujourd'hui, elle ne pouvait tout simplement plus rester de marbre. Elle avait envie de pleurer. Mais elle se retenait. Il ne fallait pas pleurer devant tous ces voleurs. Tremblante de rage, la silhouette du pirate gisant toujours sur le sol, Daisy se tomba sur son tabouret.

- Barman... Un autre verre... murmura-t-elle d'une voix toute petite voix.

Le tavernier s'exécuta, non sans afficher la même méfiance que ses autres clients.

Daisy prit sa tête entre ses mains, l'air désespéré. Dès son entrée, elle avait réussi à attirer toute l'attention sur elle. Elle sentait tous les regards braqués sur son dos à tel point qu'elle en était parcouru de frissons. Mais bon... Au moins, elle ne serait sans doute plus trop dérangée après l'évènement du coup de poing. C'était vrai qu'à présent l'atmosphère était tendue. Mais les brigands ne voulaient pas se frotter ni à l'Empire, ni aux Révolutionnaires. Ils la laisseront tranquille.

Elle n'avait jamais été aussi bouleversée depuis des années... La dernière fois, il s'agissait du jour où l'on lui avait arraché Michael... Son cher grand frère... Elle avait espéré pendant des jours. Mais jamais on ne lui avait rendu. Elle avait fini par s'y faire. Après tout, elle n'avait pas eu le choix. Il fallait s'adapter. Elle avait cru qu'elle avait changé pendant toutes ces années... Qu'elle avait réussi à enterrer cette partie si sensible qu'elle avait. Elle s'était trompée. Elle n'avait fait que créer une immense façade. Un masque de pierre. Mais au fond, elle restait toujours aussi humaine. Pourtant, elle avait essayé de gommer maintes fois cette partie humaine. Être une machine sans émotions, c'était tellement plus simple... Plus simple parce qu'il n'y avait pas de sentiments à gérer. Plus simple parce qu'il était plus facile de commettre les actes abominables. Et dieu savait à quel point elle devait en commettre de ces actes. Ce n'était pas sa faute... Elle ne faisait qu'exécuter les ordres de l'Empire. Mais pourquoi ne pas se rebeller, hein ? Comme le disait Michael ? Il avait raison. Elle n'avait pas besoin d'obéir. Mais elle n'y arrivait pas... Elle ne pouvait tout simplement pas... Elle n'était pas assez forte, même avec l'aide de quelqu'un. Elle avait bien trop peur.

La peur... C'est fou ce que la peur peut vous faire faire... Dans le cas de Daisy, elle lui empêchait de faire ce qu'elle voulait réellement. Car en effet, Daisy n'avait pas seulement peur. Elle était terrifiée. Terrifiée à l'idée qu'elle puisse redevenir une fille sensible qui pleurait pour un rien. Terrifiée à la seule pensée de l'Empire et de Sparrown. Daisy comprenait pourquoi Michael ne voulait pas y retourner. On voyait à cette cité volante des choses qui vous restait gravées dans la mémoire... Pas dans le bon sens du terme. Mais c'est là-bas qu'elle avait été créée.

A cette pensée, Daisy regarda ses doigts. Elle les retourna plusieurs fois devant ses yeux. A première vu, on aurait pu croire qu'il s'agissait de mains normales. Mais sous cette fausse peau qui imitait pourtant parfaitement la sienne se cachaient des doigts de fer qui ne faisaient pas parti de son corps initial. Ses vrais mains, on les lui avait enlevées. Elle jeta ensuite un oeil à son violon. Même ce maudit instrument était un faux. Un violon qui fonctionnait à l'électricité. Après avoir utiliser son arme secrète, elle ne pourrait sans doute plus jouer avant deux jours le temps que l'énergie se régénère. Pendant ces 48 heures, Daisy serait sans doute encore plus irritée. Pour elle, jouer au violon était comme un besoin vital. Elle ne se sentait pas bien lorsqu'elle ne jouait pas assez souvent. C'était assez étrange comme sensation... Elle prit délicatement son instrument entre ses doigts. Essayer d'en faire jaillir un son était inutile. La batterie était complètement déchargée ! Avec un soupir impuissant, elle reposa l'instrument sur le comptoir.

Elle se trouvait vraiment pathétique... Elle était tellement faible de caractère...

U.C
           

   
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